Le Blog de Lalla Ghazwana

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Le blog est en cours de mise à jour... Ne vous inquiétez pas si de temps en temps il y a quelques pages qui ne s'affichent pas bien, ça ne durera pas.

mercredi 26 août 2009

Ghazaouet: Des peines de cinq ans de prison dans le procès des émeutes

Le président du tribunal de Ghazaouet a prononcé, hier mardi, des peines allant de 6 mois à 5 ans de prison ferme à l'encontre des 20 personnes qui comparaissaient dans le cadre du procès des dernières émeutes qui ont secoué la ville. Sept personnes, en état de fuite, ont été condamnées à 5 ans de prison ferme avec le lancement d'un mandat d'amener. Quatre autres prévenus ont écopé de 3 ans de prison ferme pour dégradation de biens publics et d'autrui, agression contre les forces de l'ordre et organisation de manifestations non autorisées selon l'article 98 et 407 du code pénal. Par ailleurs, la cour a prononcé 7 acquittements. La relaxe a été par ailleurs prononcée au profit de 7 mineurs par le juge des mineurs qui les a remis sous la responsabilité de leurs parents.

A signaler que les forces de l'ordre ont procédé à 34 arrestations dont 7 mineurs. Il faut rappeler que ces émeutes ont eu lieu à Ghazaouet après un accident survenu à Sidi Amar où un camion 10 tonnes a percuté de plein fouet un fourgon de transport. Bilan: 16 personnes tuées.

par Belbachir Djelloul - Le Quotidien d'Oran 26/08/09

mercredi 19 août 2009

Ghazaouet: Un arrêté pour réguler la circulation des poids lourds

Un arrêté communal (72/09 du 01/02/09), paraphé par le P/APC et le chef de daïra, interdisant la circulation de 7 heures du matin à 20 heures de tous les véhicules lourds de 10 tonnes et plus, qu'ils soient chargés ou non, excepté bien entendu les véhicules lourds à destination du port de Ghazaouet, est entré en vigueur. L'arrêté ne mentionne pas les véhicules légers des hallaba, généralement des Mercedes et des R25.

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mardi 18 août 2009

Ghazaouet encore sous le choc

Deux jours après l'horrible drame et les émeutes qui ont secoué la ville de Ghazaouet, les langues se délient et des vidéos des évènements sont échangés. Tout ou presque a été filmé et les habitants sont aux commentaires. Certains n'ont pas cette impression d'avoir mal agi, même en ayant saccagé leur ville, bien au contraire. «Il fallait ces émeutes, disent-ils, parce que les autorités locales et wilayales n'ont pas pris nos doléances et nos appels, par voie de pétition et de presse, au sérieux. Ils ont laissé les choses pourrir. Et nous n'avons que trop attendu. Regardez l'oued : plus de 90 milliards y ont été injectés et les eaux stagnantes ne font que monter. Qu'ont-ils fait au juste de ces 90 milliards ? Qu'ils nous expliquent !».

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lundi 17 août 2009

Les victimes enterrées hier: Lendemain d'émeutes à Ghazaouet

Les habitants de Ghazaouet se sont réveillés ce dimanche avec le sentiment que cette fois-ci leurs doléances allaient vraiment être entendues par les hauts responsables de la wilaya. D'aucuns se demandent encore ce qui a poussé les habitants à basculer dans un mouvement violent qui aura duré jusqu'à minuit et qui aurait pu être fatal à des centaines de jeunes. Les saccages laisseront et pour longtemps des séquelles dans la ville. Le siège de la CNAS a complètement été détruit: il n'existe plus aucun fichier d'aucun cotisant, les ordinateurs ont étés détruits, un écran plasma a été décroché et cassé en mille morceaux, les guichets et les vitres ont volé en éclats. Tout a brûlé.

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dimanche 16 août 2009

Accident meurtrier à Ghazaouet : 16 morts et des émeutes

Ce qui devait arriver, arriva. Un véhicule de transport rural de type J5 avec 14 passagers à bord dont 4 femmes a été percuté de plein fouet par un camion 10 tonnes transportant du sable au lieu-dit Dar Mahiou, à 2 km de Ghazaouet. L'engin de mort, selon certains témoins, a, au moment de la collision frontale, traîné le véhicule sur une cinquantaine de mètres dans la piste, avant d'écraser littéralement l'habitacle tuant sur le coup tous les passagers, ainsi que les deux chauffeurs. Il n'y a aucun système de freinage du camion. Il aura fallu plus de 3 heures aux sauveteurs pour arriver à découper, dans une mare de sang, les tôles déchiquetées et retirer 16 corps inertes et mutilés. Parti de Ghazaouet, le véhicule de transport devait se rendre à la station balnéaire de Sidi Youcha distante de 18 km. Selon les dernières informations, les passagers du J5 sont tous issus de la même famille.

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samedi 4 juillet 2009

Tlemcen: Un autre regard sur la coopération Nord-Sud

Un groupe de chercheurs de l'université de Tlemcen vient de lancer la première séance de télé-enseignement par visioconférence entre l'Université de Tlemcen et la Maison des sciences de l'homme de Montpellier (M.S.H.- M.). C'est ce qui, sans aucun doute, est une matière fertile pour renforcer les liens en ce qui concerne le savoir et la connaissance dans l'espace Méditerranée, permettre de travailler avec plus de facilités. Mais une telle opération souscrira surtout et avant tout à lancer la coopération dans les sciences sociales comme dans toutes les universités du monde confrontées à des changements imposés par des stratégies politiques, économiques et sociales. Chercheurs et enseignants prennent part à la transformation de la société et cherchent à peser lourdement à faire vivre et survivre une vision du monde. De ce fait, il est important que les chercheurs se retrouvent dans un travail respecté, agréé et combiné dans justement la préservation dans une biodiversité par les idées.

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mercredi 1 juillet 2009

Tlemcen : L'avortement entre religion et médecine

L'AAPF (Association algérienne pour la planification familiale), présidée par Mme Chabni Nafissa, vient encore une fois de casser quelques tabous en programmant, ce dimanche à la salle des conférences de l'ASPEWIT, une rencontre qui a regroupé les hommes de religion, de droit mais surtout des médecins, des assistantes sociales, des psychologues, sur l'avortement à risque et son impact sur la santé des femmes et des familles. L'AAPF a voulu porter le débat à la société et à la société de parler d'avortement. Ce sera le professeur Kaouel Meguenni, membre de l'AAPF, qui s'étalera lors de son intervention d'ouverture sur l'association et son approche de la problématique de l'avortement à risque.

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lundi 1 juin 2009

Tlemcen : La bande dessinée algérienne à l'affiche

Une conférence a été donnée au CCF de Tlemcen par M. Lazhari Labter, directeur des éditions Alpha, qui, tout en développant sa propre maison d'édition, a accompagné une exposition de toute une génération de bédéistes. Elle présente les planches de bédéistes algériens et retrace son histoire et sa création en 1967 jusqu'à nos jours. Une exposition étonnante qui montre toute la diversité de la production algérienne dans ce domaine.

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mardi 5 mai 2009

La mer dans tous ses états

Numeriser0078.jpg Toile peinte par Bekhti Abdelkamel

La prolifique compagnie d'artistes peintres de Ghazaouet, avec plusieurs expositions en quelques années, est en train d'exposer des couleurs du terroir et de la mer et ce, jusqu'au 7 mai à la maison de la Culture Abdelkader Alloula. Toutes les écoles plastiques y sont présentées et les tableaux donnent une impression d'être réellement dans la ville des deux frères. Les artistes, 8 au total, sont tous novateurs des artistes du cru, inspirés du patrimoine culturel mondial mais aussi de leur environnement direct.

C'est la mer dans tous ses états que l'on voit dans une quarantaine de fresques tout en couleur. Des peintures réalistes à l'huile et au coton de l'artiste autodidacte, Nedjar Zoubir, où les gens de la mer ne sont pas en reste et se montrent en pleine activité ou dans leur difficultés, tel le naufrage d'un chalutier. Le phénomène des harraga est présent et l'on s'attarde devant ce tableau où des jeunes semblent scruter le lointain horizon à l'avenir incertain. Deux autres peintres des plus connus, puisque leurs croûtes ne laissent guère indifférents, Bekhti Abdelkamel, très éprouvé par l'abstrait et le réalisme qu'il conjugue bien, revient avec une exposition de portraits et d'autoportraits passionnante, le jeune Fellak Koumoud Mohammed, fraîchement sorti de l'Ecole des Beaux-Arts d'Alger pour ses tableaux impressionnistes et Yamani Rachid.

D'autres artisans, sculpteur sur cuivre Mouffok Mohammed, décorateur Sabri Abdelkader (confection de noeuds marins), spécialiste en tradition et patrimoine, Abdelmoumène Mohammed et calligraphe Ben Bekhti Feth Allah, tous autodidacte ont, par leurs oeuvres impressionnantes, subjugué un public de connaisseurs lors de l'inauguration de l'exposition : «Ghazaouet est bien présenté artistiquement et le cachet marin imprègne toutes les oeuvres. Merci pour ces artistes qui montrent pour cette glorieuse page peinte aux couleurs de la vie, du quotidien dans l'histoire artistique et culturelle de leur ville», dira un peintre de Tlemcen, qui ajoute «on sent qu'ils se sont, dès la découverte de leur don, passionnés dans ce qui a trait aux arts et au langage qui est le leur grâce à leur regard qui est remarquablement affûté». Mais on reparlera encore de cette compagnie d'artistes qui subjugue par la novation des produits exposés.

par Belbachir Djelloul - Le Quotidien d'Oran 05/05/09

dimanche 12 avril 2009

Du café-théâtre au CCF

«C'est dommage que le spectacle n'a eu lieu qu'une seule fois», ont affirmé tous ceux qui ont eu la chance d'assister au premier café-théâtre, ce mercredi, au CCF de Tlemcen. Et puis, il fallait réserver bien à l'avance pour avoir sa table au 1er café-théâtre. Et oui, à une table. Le décor avait changé dans la petite salle de spectacle devenue pour la circonstance salle de café.

Deux hommes, tout de blanc vêtus, lisaient. Philippe, Müller et Vincent Vernillat étaient déjà dans l'espace de la fiction. Mais au fur et à mesure que le temps passait, les spectateurs se sentaient dans la pièce, se construisaient un espace de jeu et apprenaient même à se construire des questions théâtrales.

Et «La belle histoire» de Pierre Albert-Birot commencera par «ce vide qui était n'étant pas». Tout le texte de P.A.B., tel un poème, sera dit dans une proximité très proche du spectateur, comme dans un café-théâtre, un rapport direct : Philippe et Vincent parleront aux gens qui étaient attablés, leur serviront un verre de thé, des gâteaux, des légumes et des grappes de raisin.

Des petites choses qui ont orienté la mise en scène de Monique Dorcel. Et le texte «La belle histoire» qui n'est que la genèse de l'univers, une folle re-création du monde, que P.A.B. nous conte avec tant d'audace, est dit dans une langue très travaillée, très poétique, dense et ciselée, concrète. Et «quand les démons viendront ‘l'emmalheurer', c'est avec leur rêve qu'il les mettra en fuite. P.A.B. prendra des risques avec «contremontrer» et «ça mange et ça démange».

Mais on comprend très vite qu'il est de ceux qui ont écrit en dépit de la mort perpétuellement annoncée du texte. Monique Dorcel a, elle aussi, pris un risque dans la mise en scène en faisant jouer ce long poème par deux comédiens. Mais ils s'en sortent merveilleusement bien et le public les adoptent très vite, après un petit temps d'acclimatation car ils le font accéder au rang d'«acteur en carton». Mais on le sent très vite, comme dans la «Halqa» de Abdelkader Alloula, dès qu'il y a poésie, il n'y a plus de règles dans le théâtre : sortir de l'habituel. Et sortir de l'habituel, c'est sortir avec des questions plutôt qu'avec des réponses. Mais qui a dit déjà que faire un malheur au théâtre, c'est faire plein de petits bonheurs ?

par Belbachir Djelloul - Le Quotidien d'Oran 12/04/09

samedi 21 mars 2009

Tlemcen : La ligue scientifique s'implique

La Maison du Parc national campé sur le plateau de Lalla Setti a pris part, pour la première fois de son histoire, ce dimanche, à un atelier de projet de coopération entre l'Algérie et l'Espagne en matière de protection et de promotion de l'environnement se soldant par la signature protocolaire de la Convention 07-C016 018.

Ce pacte, qui vise l'amélioration des conditions de vie en réduisant les risques environnementaux dans les zones rurales vulnérables de par leur dépendance aux ressources naturelles, dans les régions écologiquement sensibles d'Algérie, de la Mauritanie, du Maroc, du Sénégal et de la Tunisie, a été ratifié par M. Omar Aïssaoui, président de la Ligue des activités scientifiques et techniques de jeunes de la wilaya de Tlemcen (LASTJ), Mme Aline Dagnino, coordinatrice expatriée de l'Institut de promotion et d'appui au développement (IPADE, une ONG spécialisée en environnement) et M. Kazi Tani Mohammed-Saïd, directeur du Parc national de Tlemcen.

Cette convention touche 5 pays, 159 villages, 41.350 bénéficiaires directs pour un budget alloué estimé à plus de 6 millions d'euros et vise la promotion de la gestion durable des ressources naturelles comme activités génératrices de revenus par la population, la contribution à l'amélioration de l'accès aux services environnementaux, le renforcement des capacités d'organisation, de participation et d'incidence et amélioration de la prise de conscience du milieu.

En Algérie, cette convention est un projet co-exécuté avec la LASTJ, qui met à sa disposition ses ressources humaines et matérielles, financé à 80% par l'AECID (Agence espagnole de promotion et d'appui au développement) et qui intéresse 4 communes rurales, 13 localités en sylviculture, amélioration agraire, gestion des déchets solides et éducation environnementale. Pour rappel, la LASTJ avait organisé en mai 2006 la rencontre nationale d'océanographie qui a vu la participation de 10 wilayas et a participé au Forum national sur l'environnement à Tizi Ouzou en juin 2007.

Ainsi Mme Fortas Saléha, chef de bureau des ressources phytogénétiques, représentant la direction générale des Forêts, rappellera dans son allocution qu'«en Algérie, la protection de la nature représente une priorité dans la politique de développement, cela s'est traduit par la création d'un réseau d'aires protégées, englobant les parcs nationaux, les réserves de chasse et les réserves naturelles, dont la gestion s'appuie sur des textes réglementaires et législatifs nationaux et internationaux.

Aujourd'hui, les aires protégées semblent s'être entièrement orientées vers la gestion ‘réfléchie et planifiée' de leurs ressources naturelles. Leurs tâches se sont précisées avec le temps, les actions à mener déterminées et les objectifs cernés. Ce sont désormais des ‘moteurs de développement' chargés d'assurer plusieurs missions, parmi elles: participer au lancement de projets porteurs et respectueux des ressources naturelles visant la conservation et le développement durable de la biodiversité riche et variée que contiennent les parcs nationaux.

Comme ce projet faisant objet de cette rencontre. Au niveau mondial, l'Algérie est impliquée dans le processus de protection de l'environnement et des ressources naturelles, à travers son adhésion et la ratification de différentes conventions pour renforcer davantage la protection et la conservation des espèces menacées et de leurs habitats. Il s'agit notamment de la Convention africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles (15 septembre 1968), de la Convention relative aux zones humides d'importance internationale, particulièrement comme les habitats de la sauvagine, signée à RAM SAR (Iran) le 1er février 1971, de la Convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d'extinction (décembre 1982) et de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (avril 1993) ainsi que la Convention des Nations unies sur le changement climatique (avril 1993) ainsi que la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (janvier 1996)». Cette journée se soldera par une visite du Parc national de Tlemcen et son «important patrimoine forestier peuplé de faune et de flore des plus exceptionnelles».

par Belbachir Djelloul - Le Quotidien d'Oran 21/03/09

lundi 19 janvier 2009

Tlemcen: Un Institut Cervantès en perspectiv

par Belbachir Djelloul - Quotidien d'Oran - 19/01/09

M. Galvan Javier, directeur de l'Institut Cervantès d'Oran, a effectué durant 2 jours une visite de travail à Tlemcen où il a rencontré avec la collaboration de la direction de l'Education et de l'inspecteur général d'espagnol, M. Hakim Bachir Noureddine, l'ensemble des P.E.S. de cette matière.

Cette forte délégation, après s'être enquis de l'enseignement de cette langue dans la région, a eu un entretien avec les principaux responsables de l'université de Tlemcen pour l'ouverture éventuelle d'un département d'espagnol dans le campus. «L'Institut Cervantès est à leur disposition et est partie prenante pour la partie pédagogie et enseignement.

L'espagnol est devenu la 2e langue dans le monde, après l'anglais, et c'est très clair qu'elle soit très utile sur le plan universel mais aussi en Algérie avec les différentes entreprises qui viennent s'installer dans ce pays surtout dans le domaine des eaux et des transports (tramway). Le personnel pouvant parler notre langue est un atout pour la réussite des projets.

C'est pour cela que la création d'un département d'espagnol ou d'autres structures est si importante pour nous et ce sera si facile pour une collaboration et une capacité d'établir une relation fluide avec l'université», dira M. Galvan Javier lors d'un point de presse donné à l'hôtel Zianides.

Les relations entre l'Espagne et notre pays sont nombreuses et prochainement, selon notre interlocuteur, Tlemcen accueillera une délégation de la ville de Novelda, dans la province d'Alicante, pour des échanges en histoire et en archéologie, pour justement l'architecture de Tlemcen.

Jouant un rôle dynamisant, l'Institut a eu recours à un atelier avec les professeurs d'espagnol pour mettre à jour les méthodologies des nouvelles technologies afin de créer un réseau avec toutes les villes de l'Oranie qui ont un intérêt avec la culture et la langue espagnoles. «Nous programmons la 5e édition des activités culturelles en 2009 même si les ressources économiques sont limitées, nous avons l'intention de ramener des troupes musicales et des expositions du patrimoine espagnol très liées avec la culture tlemcénienne», ajoutera M. Galvan Javier.

Pour rappel, l'Institut Cervantès oeuvre à la diffusion de l'espagnol - c'est la principale institution mondiale consacrée à son enseignement - et à la promotion des cultures hispanophones. Il est à noter que la langue espagnole est aujourd'hui la 4e langue parlée dans le monde après le chinois, l'anglais et l'hindi. C'est aussi la langue officielle d'une vingtaine de pays et la langue maternelle de plus de 450 millions de personnes mais aussi la 2e langue de communication internationale. Son usage ne cesse de s'accroître dans les relations économiques, politiques et culturelles.

samedi 27 décembre 2008

Tlemcen: Blaise Cendrars ressuscité

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par Belbachir Djelloul - Le Quotidien d'Oran 27/12/08

C'est peut-être le meilleur cadeau que Sylvain Treuil, directeur du CCF de Tlemcen a pu donner à ses adhérents et quelques invités privilégiés en leur offrant un spectacle de contes et de poèmes d'un écrivain peu connu dans la ville des Zianides: Blaise Cendrars. Les gens ne sont, peut-être, pas venus pour l'écrivain mais ont bravé le froid des soirées pour revoir Jean-Luc Bansard qui deux spectacles durant, aura à porter le costume de Blaise Cendrars. Le 1er spectacle «Contes nègres pour enfants blancs» que Blaise a écrit en cadeau pour sa fille ne s'adressera pas qu'aux enfants. Les adultes ne cessaient de rire et de s'amuser dans la salle pendant les parodies de «p'ti nègre» et de babouin de Jean-Luc.

Jean-Luc qui osa même mettre à la disposition d'une jeune fille un xylophone pour lui jouer une musique africaine parce que son musicien n'était pas encore arriver en terre zianide.

Il y avait beaucoup de liberté dans ce spectacle avec un Bansard qui ne cache jamais son jeu en changeant de personnages sur scène, respectant le genre, l'époque et le jeu de l'époque.

Un vrai poète en caboche tel qu'il a intitulé son spectacle accompagné d'Oliveir, un talentueux musicien. Il n'y aura pas de débats avant ou après le spectacle. Bansard dira tout sur un écrivain méconnu ou mal connu chez nous, à travers deux poèmes dont une réminiscence de sa fugue à l'âge de 16 ans dans «Prose du Transsibérien» où il remettra en cause la guerre et «Pacques à New York» écrit dans une église, après avoir erré dans les rues de New York, dès lors qu'il était devenu, tour à tour, écrivain, journaliste et presque... SDF.

En l'espace de 2 spectacles, Bansard donnera du baume au coeur à des personnes qui ne cherchent que la bonne culture, la culture qui sert à quelque chose. Bravo pour Jean-Luc et grand merci à Sylvain Treuil pour ce cadeau de fin d'année.

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mardi 2 décembre 2008

Tlemcen : Enfin, un ciné-club !

par Belbachir Djelloul - Quotidien d'Oran 02/12/08

La capitale des Zianides renoue avec le cinéma mais surtout le ciné-club. Une première à Tlemcen, où deux jeunes universitaires de l'Association «La Grande Maison», en partenariat avec l'ASPEWIT, ont présenté un film de Laurent Herbier «Mon Colonel» avec, dans la distribution, le scénario de Costa Gavras bien connu dans la ville puisqu'il a participé au tournage de «Cartouches gauloises». Olivier Gourmet, Robinson Stévenin, Cécile de France et Charles Aznavour.

Un public assez hétérogène, de lycéens, d'étudiants, de chercheurs et d'universitaires, avait assisté à cette première qui avait surtout débattu sur la technique et l'histoire du cinéma. «Mais la spécificité du ciné-club de ce mardi était de réunir des membres ayant des intérêts communs desquels dépendront la programmation du ciné-club», nous dira M. Dendane Khalid, l'un des principaux organisateurs de cette manifestation qui vise à relancer la culture du cinéma à Tlemcen, par la projection de tout genre de films (longs métrages de fiction, documentaires, courts métrages...), mais surtout promouvoir le patrimoine cinématographique algérien. D'ailleurs, le prochain film à l'affiche n'est qu'un hommage au cinéma algérien avec la diffusion d'un film culte «Le Charbonnier», réalisé par Mohammed Bouamari.

C'est une initiative à louer car, récemment, la maison de la Culture de Tlemcen devait projeter 2 films, mais faute de public, elle a dû renoncer. C'est qu'à Tlemcen, cette culture du cinéma a disparu avec la disparition des trois salles légendaires : le Colisée, le Rex et le Lux qui tombent en ruine devant l'incapacité des responsables locaux et du ministère de la Culture à pouvoir faire quelque chose.

mardi 21 octobre 2008

Tlemcen: Première projection du film «Cheikh Larbi ben Sari

par Belbachir Djelloul - Quotidien d'Oran

C'est comme si M'rah Abdelatif, le réalisateur, et l'association Ecolymet, avaient voulu, lors de cette soirée du jeudi, dans ce long métrage, montrer combien il est important de vouloir sauvegarder la mémoire de la musique andalouse à l'ère de la mondialisation et donc de l'uniformisation. M'rah est allé loin dans le temps, bien sûr, mais aussi dans l'espace avec, pour seul viatique, sa caméra. Il est allé au gré des témoignages dans le creuset de la musique andalouse de Cheikh Larbi Ben Sari et de son fils Redouane.

Le film retrace la vie des plus grands de la musique andalouse mais fait découvrir des témoignages poignants de grands chouyoukh de la «nota» tels Bensmain, Aboura et de personnalités ayant côtoyé sinon les maîtres au moins leur oeuvre. M'rah, comme il le dit si bien, s'est lâché dans le film et sa caméra nous a baladés d'une ville à une autre en terre chérifienne, terre d'exil de Larbi et de son fils, mais terre de compétition loyale dans le tharab el gharnati où il est difficile de se faire une place si l'on n'est pas virtuose. Et ces deux-là l'étaient. L'un de par son génie, son authenticité et sa rigueur, et l'autre de par sa voix et sa prestance sublime et extraordinaire sur tout instrument de musique. Mais c'est surtout le legs qu'ils ont laissé et qui leur a été tout simplement transmis par l'oralité qui fait d'eux une mémoire.

Le film s'intitule «Cheikh Larbi ben Sari, la mémoire..». Il s'inscrit dans un projet de tournage d'une trilogie dont deux ont été déjà produites et présentées au public. Le 1er film, «la musique andalouse sans frontières...» retrace la grande odyssée qu'a traversée cette musique de l'époque andalouse jusqu'à nos jours, dans les pays du Maghreb. Le 2ème long métrage (celui qui fut présenté chez ECOLYMET) a subjugué un public connaisseur qui est en larmes à l'évocation de la belle époque. le 3e film, qui devrait être réalisé mais dont le tournage n'a pas encore démarré, évoquera «un état des lieux» de cette musique et son devenir.

Lors des débats qui ont suivi la projection du film, le réalisateur et ses collaborateurs ont voulu mettre en exergue, dans le film de Cheikh Larbi ben Sari, la dimension maghrébine voire universelle de cette musique dont fut l'artisan ce grand maître qui était centenaire (né présumé en 1852 et mort en 1964). Cheikh Larbi ben Sari s'est produit à Paris une 1ère fois en 1900 à l'occasion de la foire internationale de Paris, puis lors de l'inauguration de la mosquée de Paris en 1926. Il a toujours voyagé en (Europe, en Tunisie, au Maroc, en Syrie, en Turquie et dans bien d'autres coins du monde). «Comme nous constatons aujourd'hui que la musique andalouse est enseignée dans des écoles en Occident, nous avons tenté de montrer, à travers les différents témoignages d'hommes et de femmes du domaine et donc des spécialistes qui ont accepté d'intervenir dans le film, que ce grand maître était le précurseur d'un genre qui n'était pas prédestiné seulement à quelques cités du Maghreb», confiera M. Abdellatif M'rah.

Mais en aparté, il nous dévoilera qu'il n'était pas spécialiste en la matière. «Mon principe de départ pour ce film était de faire parler les concernés, de raconter cette histoire aux nouvelles générations et de profiter pour rendre hommage aussi à d'autres figures qui avaient marqué leur temps, Cheikh Redouane Ben sari et Cheikh Salah Benchaabane». Rappelons aussi que les belles images, projetées ce soir-là, avaient fait couler quelques larmes aux dizaines de nostalgiques qui étaient présents dans la salle de conférences et dont certains restaient optimistes quant au devenir de cette musique et aux modes opératoires de sa sauvegarde. Il reste que seul un public trié sur le volet a pu profiter de cette ballade andalouse, sur les traces de grands chouyoukh, géants du tharab el gharnati. Pourquoi ne pas faire profiter le grand public d'un produit culturel et historique tel que ce film. C'est certainement une question qu'il faudrait poser à Dame ENTV ou à la ministre de la Culture.

lundi 13 octobre 2008

Devoir de mémoire : Un musée de la guerre pour Djemaâ Sekhra

par Belbachir Djelloul - Quotidien d'Oran 12.10.08

«Avec ceux que nous aimons, nous avons cessé de parler mais ce n’est pas le silence». (René Char)

La petite bourgade préhistorique de Djemaâ Sekhra - l’homme primitif a habité dans l’une de ses cavernes - vient de sortir du silence depuis le paléolithique puisqu’elle vient d’organiser une journée des plus ambitieuses autour d’une figure emblématique de la Révolution, Si Rachid, un enfant du terroir qui écuma toute la région Ouest de 54 à 62.

Mosteghanemi Ahmed, plus connu sous le nom de guerre de Si Rachid, aura fait l’objet de plusieurs conférences et témoignages, venus parfois de très loin, tel Hadri Abdelaziz, historien et frère d’armes qui insistera sur son parcours politique durant la colonisation mais aussi ses douleurs pour que le pays sorte du joug de la colonisation. Il évoquera d’autres frères d’armes qu’il a eus à ses côtés, tels le capitaine Taleb Abdelwaheb, Sayah Missoum, Si Slimane, Si Djamel Aggab, Aïdouni Mohammed, Bourak et beaucoup d’autres encore du MTLD qui ont combattu sous ses ordres, mais qui étaient avant tout ses disciples.

La biographie de Si Rachid sera relatée par le Pr Khellidj Omar, principal organisateur de cette journée commémorative. Si Rachid est né en 1915, dans le hameau de Djemaâ Sekhra, dans la daïra de Ghazaouet. Très jeune, il connaîtra les nattes en alfa de l’une des plus vieilles mosquées du pays, dont le village porte le nom et où il recevra une éducation fortement religieuse qui affûtera sa personnalité. Il deviendra agriculteur puis adhérera au parti de l’Etoile Nord-Africaine, ce qui parfera sa nature politique. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il sera enrôlé de force et envoyé au front. Il sera fait prisonnier, blessé par les nazis et ne connaîtra la liberté qu’à la fin de la guerre. Mais il restera en France en tant qu’ouvrier, poursuivant son engagement politique contre le colonialisme, sensibilisant les ouvriers et les étudiants maghrébins pour unifier leurs rangs et libérer leur pays du joug colonial. Il arrivera à constituer un commandement politique en coordination avec Abdelkrim El-Khatab du Maroc, Salah Benyoucef et Ferhat Hachad de Tunisie, ainsi que Messali Hadj, Ahmed Benbella, Mohammed Boussouf et Aït Ahmed.

M. Khellidj Omar s’étalera longuement sur son retour en 1948 en Algérie, où on lui conféra des responsabilités au sein du PPA, puis au MTLD dans l’orientation, la sensibilisation et l’organisation des partisans et des sections des rangs de l’ALN et de l’OS dans la préparation du déclenchement de la révolution armée dans la région de l’Oranie. Il conduira en 1953 à Nedroma les événements sanglants des manifestations de solidarité avec le peuple marocain contre l’exil du roi Mohammed V. «Ce sont les femmes de Djemaâ Sekhra qui ont combattu avec des pierres l’armée française ce jour-là», dira M. Khellidj Omar sous des youyous bien appuyés de quelques vieilles moudjahidates venues commémorer l’anniversaire de la mort de leur héros, mais aussi de tous les moudjahidines du pays. Il achèvera en compagnie de Larbi Ben M’hidi le découpage et la structuration des zones de la wilaya 5. C’est à partir des djebels de la région ouest qu’il agencera, lors de la Révolution armée, en compagnie de Larbi Ben M’hidi, Abdelhafid Boussouf, Ben Abdelmalek Ramdane, Rabah Bitat et beaucoup d’autres ses assauts contre l’armée française et ses équipements stratégiques.

En outre, en bon connaisseur du Maroc et de son relief, de sa nature et de ses bonnes relations avec son peuple, il concourra à la coordination et l’entraide dans le combat commun entre le commandement de la révolution algérienne et la lutte marocaine puisqu’il participera matériellement et moralement à la lutte pour le retour du Roi sur son trône.

D’autres missions lui seront attribuées, notamment le commandement des frontières algéro-marocaines et leurs bases arrière au Maroc, en qualité de membre du commandement de la Wilaya 5 depuis sa création. Il jouera un rôle prédominant dans la crise de 1962 dans l’unification territoriale et populaire durant la période transitoire ainsi que la constitution du référendum populaire. A l’indépendance, il sera élu premier secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine. Il décédera le 26 décembre 2006.

M. Bendaoud Ahmed, historien, notera dans son intervention la présence de M. Mosteghanemi Ahmed lors du 1er séminaire sur l’écriture de l’Histoire nationale pour défendre l’idée du déclenchement de la Révolution à l’échelle nationale.

La journée s’achèvera autour des vestiges de la maison de M. Mosteghanemi Ahmed, qui sera reconstruite à l’initiale et édifiée en Musée de la Guerre et bibliothèque regroupant tous les écrits de la région sur la Révolution algérienne, aux frais d’Alzinc, selon les déclarations de son P-DG, M. Kadi Mohammed, avec la collaboration des APC de Tient et Ghazaouet. Cette initiative, si elle venait à se réaliser, serait d’un bon apport pour Djemaâ Sekhra qui sortira totalement de l’anonymat dans lequel elle se trouve depuis la nuit des temps.

mercredi 17 septembre 2008

Un nouveau directeur pour le CCF

par Belbachir Djelloul - Quotidien d'Oran 17.08.09

C'est M. Sylvain Treuil qui dirigera le Centre culturel français de Tlemcen, en remplacement de M. David Quenec qui a eu pour mission d'ouvrir cette infrastructure et de la mettre à la disposition de nombreux adhérents. M. Sylvain Treuil, de profil d'enseignant qui a déjà organisé, depuis le 1er septembre, date de son arrivée, plusieurs réunions de travail, particulièrement avec l'équipe pédagogique, a déjà géré ces centres notamment à Madagascar et au Cameroun. L'un de ses objectifs est de poursuivre l'élan de son prédécesseur, mais aussi «d'ouvrir le CCF vers l'extérieur, notamment vers l'université de Tlemcen. Nous nous concertons avec le personnel administratif pour voir comment développer des partenariats et monter des projets communs surtout dans le domaine du théâtre.

Nous continuerons les manifestations avec la Maison de la culture Abdelkader Alloula et au Palais de Mansourah. Nous avons d'autres projets en ce qui concerne la photo sur l'environnement en essayant de trouver des artistes algériens et les confronter avec des professionnels français», nous dira M. Treuil, qui trouve que Tlemcen est une ville très accueillante et où la langue française est très bien installée.

mardi 5 août 2008

Tlemcen : Le Djurdjura illumine la ville des Zianides

par Belbachir Djelloul - Quotidien d'Oran 05/08/08

C'est sur un air de zorna et de baroud que la semaine culturelle de Tizi-Ouzou a débuté le dimanche 3 août dans la wilaya de Tlemcen. Pour cet évènement, qui s'étalera jusqu'au 6 du même mois, un riche programme a été concocté pour les citoyens de la wilaya, qui découvriront les trésors du Djurdjura.

D'emblée, les Kabyles ont donné aux Tlemcéniens un avant-goût du patrimoine djurdjurien lors de l'inauguration des festivités au Grand Bassin. Les visiteurs ont aussi programmé des conférences sur la culture littéraire orale de la Kabylie à Radio Tlemcen et au siège du Syndicat d'initiative et de tourisme de Tlemcen et des animations des troupes folkloriques qui se déplaceront à Ghazaouet et à Marsat Ben M'hidi.

Cette semaine culturelle, organisée sous le haut patronage de Mme la ministre de la Culture et du wali de Tlemcen, entre dans le cadre des festivités estivales, nous lancera M. Tahar Aries, commissaire des festivals des arts et cultures. Il ajoutera que «cette semaine entre dans le programme du festival des cultures programmé lors de l'été 2008. Après Sétif et Adrar, c'est au tour de la Grande Kabylie de se dévoiler chez nous. Nous avons choisi 6 cultures des plus profondes de notre pays pour un échange culturel qui montre la singularité de la culture algérienne, de la plus traditionnelle à la plus contemporaine à travers des spectacles, expositions, conférences et rencontres. Il nous reste encore à recevoir Skikda et Jijel. Ce qui compte le plus dans ces festivals, c'est la découverte de jeunes talents et d'étudier la façon dont nous pouvons promouvoir leur art».

Ainsi, durant une semaine, les couleurs kabyles seront hissées dans la ville des Zianides qui vibrera au son de la zorna, mais vivra aussi au rythme de la musique andalouse.

vendredi 1 août 2008

La recherche scientifique à l'honneur

par B.D. - Quotidien d'Oran 27/07/08

C'est dans une ambiance festive de ghaïta, trompettes et tambourins mais aussi de traditions vestimentaire et culinaire et de folklore que des magistrants et doctorants, dont l'environnement a été l'objet primordial de leur recherche, ont été accueillis et honorés par M. Bouayed Morsli et l'ASPEWIT, une Association de protection de l'environnement qu'il préside depuis toujours, en présence de M. Ghouali, recteur de l'université de Tlemcen, de M. Kadi Mohamed, P-DG d'Alzinc et des membres de l'A.P.W. et de l'A.P.C.

Ce sera en tout 14 jeunes chercheurs en Ecologie végétale mais aussi en Urbanisme et Hydraulique qui ont été récompensés, ce mercredi, au théâtre de la Poudrière, dans les remparts du Méchouar, haut lieu historique mais aussi culturel. M. Bouayed Morsli n'hésitera pas à récompenser les lauréats de l'université de Tlemcen sous une note de «nouba», une tradition du terroir qui s'est perdue depuis des lustres mais réapparue, ce mercredi, sous les youyous des mères venues en grand nombre dans l'une des plus belles soirées culturelles de Tlemcen depuis plus de 20 ans.

Par ailleurs, l'ASPEWIT a tenu aussi à récompenser l'entreprise Alzinc pour ses efforts de dépollution et les associations des quartiers, Haï Soumaâ, Haï Zitoun, pour leur lutte dans la protection de l'environnement et la préservation du patrimoine.

Il est à noter que l'ASPEWIT vient d'éditer le premier Atlas en Algérie, «un document incontournable pour informer et sensibiliser les citoyens aux problèmes-clefs, à l'heure actuelle, de l'environnement et du développement durable».

Cependant, malgré tous ces efforts, les rues de Tlemcen sont encore sales surtout dans le centre et les quartiers périphériques où le problème des décharges intermédiaires ternit l'image d'une des plus belles cités du pays.

dimanche 27 juillet 2008

Tlemcen : R'Hiba, la vieille médina qui se meurt

par Belbachir Djelloul - Qotidien d'Oran - 27/07/08

Il y a à peine deux ou trois décennies, Tlemcen s'enorgueillissait de ces petites médinas implantées un peu partout dans la ville et qui faisaient son identité. Il n'en est plus le cas, maintenant. Surtout dans la vieille médina de R'Hiba où personne ne s'occupe plus de ce qui se passe derrière les murs de sa maison. D'ailleurs, les grandes familles qui composaient R'Hiba ont disparu de ces petites venelles, des derbs où ne restent parfois que des ruines ou des maisons qui menacent de s'écouler.

On ne voit plus, à l'orée de chaque saison ou à l'approche du Ramadhan, les habitants s'occuper de cadre bâti à la blancheur immaculée. On ne se réfugie plus que dans l'évocation de souvenirs, pour les moins jeunes, inoubliables, du temps où les femmes, à la tombée du jour, à la veille de chaque maoussem, venaient allumer des bougies dans le mausolée de Sidi El-Mazouni. On disait qu'il avait certains effets sur la stérilité des femmes. Une tradition qui se perd, tant est-il que le mausolée est invisible sur la placette de R'Hiba tellement encombrée par les taxis clandestins. Rien n'est plus infernal pour les habitants et dangereux pour les enfants qui ne trouvent plus d'espace pour jouer que la ritournelle incessante de ces vieux véhicules, bruyants et polluants.

Une placette mythique, avec son four banal, le dernier four banal centenaire, pourtant située en plein centre-ville et qui se clochardise de plus en plus. C'est déjà la désolation pour le flot de visiteurs quotidien qui a emprunté le car pour se rendre à Tlemcen.

Des cafés ont élus domicile à la hâte sur la placette et se sont agrandis sans aucun contrôle, allant à se transformer en gargote perdant leurs eaux usées à même le sol, parfois dans une seguia creusée à même le goudron souillant les trottoirs squattés par des dizaines de commerces, et dégageant des odeurs nauséabondes qui incommodent les riverains. Le soir, le spectacle est des plus affligeants: dépotoirs à ciel ouvert, véritable fief pour tous les animaux à quatre pattes, eaux stagnantes, amoncellement de restes de bâti.

Une réalité qui ne semble pas être vue par les élus locaux mais dont les habitants font des rapports chaque jour. Une réalité qui est, peut-être, dissimulée à la vue des responsables par les platanes séculaires qui laissent propager leur ombre à longueur de journée mais dont personne ne profite.

Pourtant, R'hiba est un exemple d'architecture traditionnelle avec ses arcs qui ont un grand sens dans la vie des médinas, ses vieilles maisons à patio ouvert sur un citronnier qui abrite, entre autres, la maison natale des Messali Hadj, des Hamidou, le premier bureau de presse de Tlemcen mais aussi des meutes de chiens, des clochards qui ne trouvent pas mieux que de terminer leur beuverie dans les derbs, des S.D.F.... Rien n'a été fait cependant sauf, bien entendu, à l'approche d'une visite officielle ou présidentielle. Mais ça, tout le monde le sait.