Le Blog de Lalla Ghazwana

:: Accueil :: Billets :: Menu :: Forum :: Recherche ::

Informations

Le blog est en cours de mise à jour... Ne vous inquiétez pas si de temps en temps il y a quelques pages qui ne s'affichent pas bien, ça ne durera pas.

mercredi 28 octobre 2009

Un dangereux livre armé de synonymes recherché à Alger

Elle devient ridicule cette histoire de lutte policière contre un (01) livre avec les librairies de la capitale ratissées par des policiers et des libraires convoqués dans les commissariats. On s'imagine la dégringolade couscoussière d'un régime qui a su tenir tête à la plus grosse révolte populiste par islamisme interposé et qui en arrive aujourd'hui à pourchasser un livre et son auteur, et à lancer la police, qui a mieux à faire, pour ratisser les librairies. En terme d'image internationale, nous en sommes à la phase du ridicule en métastase. Du coup, on se retrouve avec une kyrielle de questions qui s'alignent sur le fil des poteaux qui relient l'oreille droite à la gauche: pourquoi ce livre agace-t-il tant au point où le Pouvoir se comporte comme un Roi susceptible et risible ?

Lire la suite

Un livre ou «comment prendre la mer... par la main !»

Qu'éprouvez-vous en lisant qu'un harrag a été intercepté par des gardes-côtes et que le plus spectaculaire est qu'il avait 67 ans ? Rien. Cela n'a rien de spectaculaire même si les journaux tentent d'en faire un titre d'appel, capable de provoquer la curiosité. Des harraga de cinq ans d'âge, de 70, des femmes enceintes ou pas, cela n'a rien de curieux pour les Algériens. Ils savent et ce mot est à lire en italique. La harga algérienne est une contradiction du mythe fondateur de toutes les migrations humaines: on est plus sûr de quitter une terre brûlée que d'arriver à une terre promise. D'où la futilité de détails biologiques comme l'âge ou la situation alimentaire ou le sexe. Cela n'a rien à voir avec le temps car il s'agit d'espoir, ni avec la situation professionnelle car on va vers l'Occident non pour y gagner plus mais pour perdre moins. Il s'agit d'une sorte d'appel de la forêt pour échapper à la forêt. Car la véritable question n'est pas ce qui séduit les partants mais ce qui motive les fuyants. «Que fuit-on ?» est une question dont la réponse est dans la question «Où fuir ?».

Lire la suite

«Violencelle»

Des boulangers auxquels on a demandé de rester ouverts jusqu'à 20h30 ont répondu qu'ils étaient prêts à accepter cette proposition, à condition que l'on interdise la vente du pain dans les épiceries et voies publiques. Cela donne envie de rire, car tout le monde sait que ces revendeurs de petits pains aux abords de nos marchés et autres endroits plus insolites sont livrés par la corporation des boulangers. Alors, arrêtons le khbiz ! Il n'y a qu'à se pointer les après-midi devant ces makhbazas ambulantes pour voir des fourgons livrer des flûtes toutes chaudes. Il serait aberrant de penser que ces livreurs sont alimentés par des fours clandestins. S'il y a donc un ménage à faire, c'est dans les pétrins.

Lire la suite

Nés un 90

Que faire des enfants d'une guerre ? Les prendre pour des enfants en leur disant que la guerre n'a jamais eu lieu, selon la recette du Régime. On ne le répètera jamais assez puisqu'on fait tout pour l'oublier : derrière les émeutes, le nihilisme tourné vers la mer, la cupidité collective, le glissement du Régime vers la vocation du corsaire, il y a la facture de la décennie 90. On ne l'a pas soldée. On ne veut même pas la reconnaître. Selon les plus perspicaces, les Algériens dans le pays profond peuvent vous raconter la descente d'un régiment de paras français, dans leur région, avant leur naissance mais pas parler de la décennie 90.

Lire la suite

«Pas rond'élève»

Sidi el ouazir, ministre de l'école, on se doit de vous reconnaître une chose: votre stabilité. Qu'il ne se trouve pas un seul m'charrak el foum qui puisse (notez le subjonctif) prendre votre place, tant votre mission n'est pas aisée. Et votre portefeuille lourd de ses missions. Le «Vous», monsieur le ouaziz, n'est pas une politesse mal placée ou courtoisie de circonstance. Le Vous est un pluriel assez singulier qu'utilise la plèbe apprenante de démocratie.

Lire la suite

dimanche 25 octobre 2009

Tourouq et Zaouias de nos régions - 1ère partie

Il nous arrive parfois, au cours de nos lectures, de trouver un texte qui attire particulièrement notre attention; celui que nous choisissons ci-après - en guise d'introduction - figure dans l'ouvrage d'Ibn Meriem «El Boustan» : Ibn Saâd écrit à propos de Abû Madyan «- C'était un homme supérieur, unique, que Dieu avait gratifié des dons les plus précieux de l'intelligence. A la connaissance approfondie des dogmes religieux il joignait celle des lois morales ; mais ce qui le distinguait des autres savants de son siècle, à un degré éminent, c'était la perspicacité merveilleuse avec laquelle il avait sondé les mystères de la vie spirituelle… et certainement Dieu, en le créant principalement pour être le soutien de la doctrine contemplative, lui avait donné la mission d'appeler les hommes à le suivre dans cette voie !»

Lire la suite

Tourouq et Zaouias de nos régions - 2ème partie

Aperçu succinct sur l'itinéraire historique des turûq et zaouia de nos régions

De puissantes confréries s'engageront dans ce qu'on a appelé «et-Tariqa el Mohammadya» ; de vastes réformes au sein du soufisme maghrébin caractériseront l'action de ceux qu'on a nommé au XIX ème siècle chouyoukh el islah - (les chaykh réformistes qui n'ont absolument rien à voir avec le groupe de nos oulema algériens, pensez donc !). Il nous semble utile de donner un aperçu succinct sur l'itinéraire historique des grandes Voies (turûq). Lesquelles, - (selon la formule de feu Hadj Mohammed Belmimoun, un homme de réalisation spirituelle dans la tariqa Alaouia ) - continuent de nos jours encore, «de marquer de leur empreinte et de la force de leur conviction la lutte permanente du bien contre le mal, du savoir et de la science, de la liberté enfin, pour le triomphe de l'Islam dans nos régions comme à travers tout le Maghreb !»

Lire la suite

Tourouq et Zaouias de nos régions : 3ème partie

L'ordre des Derqaoua

Le fondateur de cet ordre, l'un des plus importants courants religieux de notre région, fut Moulay el Arbi Ben Ahmed Derqaoui. Il naquit chez les Beni Zeroual, en 1737, dans une bourgade appelée Derqa. Très jeune il apprit le Saint Coran d'une seule traite ; par la suite, il étudia les sciences religieuses et les sciences profanes. Adolescent, il rendit de fréquentes visites au savant Ahmed ben Driss (mort en 1837), figure majeure du renouveau soufi. (*)

Lire la suite

Tourouq et Zaouias de nos régions : 4ème partie et fin

L'ordre des Taïbya Membre de la caste des chorfa appartenant à la lignée d'Idriss, Moulay Ibrahim, né au XVII ème siècle avait fondé une Zaouia à Ouazzan ; son petit fils Moulay Tayeb lui succéda à la direction de cette institution religieuse devenue le centre d'un nouvel ordre mystique Il s'attacha à perfectionner l'organisation de la Zaouia, laquelle portera désormais son nom, et développa une activité qui lui attira de nombreux prosélytes. Rappelons que ce fut Moulay Tayeb qui formera la «garde noire» de l'empereur du Maroc, «tant il est vrai que l'ordre des Taïbya demeurera toujours inféodé aux souverains du Maghreb el Aqça»

Lire la suite

samedi 24 octobre 2009

Lettre de Zeher

par El-Guellil En revenant d'un enterrement (j'aurais aimé vous dire naissance), deux petites mains levées en l'air faisaient signe aux voitures de passage afin de trouver une âme voiturée et charitable pour les prendre en stop. Il est 14 h. Ils étaient à 12 km de chez eux. Il fait chaud, très chaud. Aucun arbre au bord de la route. Je m'arrête en leur faisant signe de monter. Leurs têtes étaient tout un poème de souffrance, de faim et de soif.

Lire la suite

La bouche de la rente, l'œil de la tétine

Retour sur une nouvelle loi nationale: plus le régime donne, plus le peuple demande. Pour reprendre la phrase du jeudi, le régime s'impose comme «donneur universel», les Algériens sont poussés à endosser le rôle primaire du demandeur national. Une sorte d'osmose indécente entre la rente et la jérémiade. Et ce malentendu perdure depuis l'indépendance: l'Etat croit que sa fonction essentielle est celle de la distribution du colis alimentaire, de l'école gratuite, de la seringue et de la route; le peuple, lui, croit que c'est son droit d'avoir des choses gratuites et que lorsqu'on ne les lui donne pas, il s'est fait arnaquer.

Lire la suite

vendredi 23 octobre 2009

Quand l’épervier traque le mulet

artonEPERVIER.jpg

A l’embouchure du Chéliff, c’est ici que tous les soirs, lorsque le soleil entame lourdement sa descente vers l’horizon, des marins pêcheurs d’un autre âge viennent chercher un peu de réconfort. Entre ceux qui ramondent leurs filets et ceux qui s’enfoncent dans les eaux clémentes de la rivière, d’autres préfèrent s’en remettre à la pêche au moulinet. Munis souvent de solides cannes à pêche, ils choisissent toujours les eaux tourmentées par les vagues pour y quêter quelques gros mulets. Mais la pêche la plus spectaculaire et certainement la plus ancienne, c’est celle que pratiquent la plupart des riverains.

Lire la suite

Du Chéliff au Cap Ivi, entre mer et rocaille

artoncap.jpg

Respirer l’iode à l’embouchure de l’oued, écouter le fracas des vagues et assister à la pêche des goélands… Profitez de l’été indien pour une balade vivifiante du Chéliff à la mer, à seulement quinze kilomètres de Mostaganem. A seulement quinze kilomètres de Mostaganem, en allant vers l’est, après avoir côtoyé les rudes pentes du Djebel Ed-Diss, on découvre en contrebas, une immense étendue, toute plane.

Lire la suite

jeudi 22 octobre 2009

Le Petit Homme

Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir, a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse , le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".



Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "

        (Réédité chez Actes Sud)
       
                                                    VOUS PENSIEZ A QUI ?

Anniversaire-Kateb Yacine, vingt ans après... : L’homme étoilé

artonKATEB.jpg

En octobre 1989, il s’éteignait à Grenoble. En octobre 2009, son aura demeure toujours aussi lumineuse. Hommages en vue…Les célébrations posent toujours problème, elles dépendent d’un calendrier et souvent du hasard, mais elles ont une force symbolique qui continue à capter l’attention. Elles restent surtout des occasions de mettre en valeur un homme, un fait, une œuvre… Le décès, il y a 20 ans, du grand écrivain algérien Kateb Yacine n’a pas fait pour l’instant l’objet de nombreuses annonces, mais, ça et là des initiatives se dévoilent. La wilaya de Guelma a décidé de faire fort pour honorer celui qui fut, toujours avec talent, écrivain, poète, dramaturge et journaliste.

Lire la suite

mercredi 21 octobre 2009

Appareils utilisés en Biologie Moléculaire : Les dernières innovations présentées à Alger

artonbiologie.jpg Les avancées technologiques en matière de détection scientifique qui s’appuient sur les techniques de l’instrumentation analytique et nucléaire ont été le thème d’un mini séminaire de formation, tenu, hier, au CHU de Béni Messous. La biologie moléculaire ainsi qu’une nouvelle série d’analyseurs génétiques et leurs principales applications ont été présentés par des experts de la Life technologie Corporation, une firme qui regroupe en son sein les divisions Applied Biosystems (ABI), organisateur de l’événement en partenariat avec HTDS Algérie.

Lire la suite

Astronomie : nuits galiléennes à Constantine

artongalilee.jpg

Des nuits galiléennes de l'Année mondiale de l'astronomie seront animées en Algérie du 22 au 24 octobre par l'ouverture de plusieurs sites à travers le pays permettant d’observer le ciel, a annoncé l'association Sirius d'astronomie. Cet événement unique en son genre, se déroulera simultanément à travers le monde et donnera lieu à l'inauguration de sites pour observer le ciel étoilé avec des instruments d’optique. Il permettra ainsi aux visiteurs de s'initier aux mystères du cosmos, a-t-on indiqué de même source.

Lire la suite

Tlemcen : Moutas, une réserve à préserver

ARTONTLEMCEN.jpg

Richesse : La réserve de chasse de Moutas qui renferme des dizaines d’espèces animales et végétales bénéficie d'un intérêt croissant de la part des autorités locales pour la protéger et la développer.

Lire la suite

Congrès interculturel de Montpellier : L’organisatrice d’origine algérienne est harcelée

artonABADI.jpg

Prévue pour novembre prochain, la deuxième édition du congrès interculturel, organisé par Fanny Abadi, Franco-Algérienne, écrivaine, titulaire de diplômes d’Etat dans les domaines de l’éducation, de la psychologie sociale, de l’administration économique et de la philosophie pratique, est l’objet de supputations et d’accusations acharnées.

Lire la suite

Détourner un détournement

Par où passe l'autoroute Est-Ouest ? Par l'est et jusqu'à l'ouest, techniquement. Par-dessus nos têtes, réellement. Le détournement présumé de dix mille millions de milliards de Da en euros, un chiffre farfelu (les chiffres n'ont pas d'importance au-delà de 10.000 Da), dans lequel est accusé le SG du ministère des Travaux publics, seconde grande secousse après l'affaire Khalifa, est passé inaperçu. Les journaux ont hésité à en parler, l'Etat n'a pas jugé poli de le faire et le ministre concerné l'a fait avec les mots que l'on utilise pour parler d'une fièvre bénigne et de la perte de quelques pièces de monnaie.

Lire la suite